La Croix du Bénin : Quel est le rôle de l’écologie humaine dans la mise en pratique de la nouvelle exhortation apostolique post synodale ?
Cardinal Monsengwo : L’exhortation apostolique post synodale Africae Munus nous donne d’abord l’ensemble des éléments qui concernent l’engagement de l’Afrique. Le Saint-Père commence d’abord à nous parler des questions qui concernent la notion même de l’écologie, la notion même de la vie humaine, la notion même de justice, de réconciliation et de paix. Ensuite, il distingue les différents groupes de personnes qui doivent appliquer dans leur vie concrète l’exhortation. Et si tout le monde répond à ce qu’il a à faire dans cet ensemble, l’Afrique pourra bien marcher.
Dans votre église à Kinshasa, quelle est la situation de la famille humaine, quels sont les défis et quelles sont les initiatives mises sur pied ?
À Kinshasa, nous avons la Faaf ; nous avons également ce qu’on appelle couramment chez nous l’éducation à la vie, le respect de la vie. Et cette éducation se fait par des équipes formées qui passent dans chaque paroisse et dans chaque communauté ecclésiale de base et dans les écoles. À l’école, on apprend aux jeunes gens et aux jeunes filles à savoir respecter leur corps, à connaître les mécanismes du corps humain de telle façon qu’ils puissent suivre l’évolution du corps humain avec respect. À cette allure, la fille peut connaître son cycle et ne pas se comporter n’importe comment.
Comment pouvez-vous expliquer l’écologie humaine et la famille ?
L’écologie humaine, c’est tout ce qui entre en jeu dans la vie de l’être homme pour faciliter son existence. Le mot écologie est pratiquement à la mode. Il y a des écoles qui étudient l’écologie, des hommes politiques qui parlent de l’écologie. Mais on oublie souvent qu’il n’y a pas que le milieu environnemental. Il y a surtout le milieu humain que l’homme est appelé à garder et à cultiver selon le souhait de Dieu dans la Genèse. Et c’est en cultivant le milieu humain de l’homme qu’on le rend plus sain. Et cette santé de l’homme dans son environnement, c’est cela l’écologie humaine.
Qu’attendez-vous de ce colloque ?
J’attends de ce colloque que les participants prennent plus conscience de leur responsabilité dans l’application des méthodes de planning naturel. J’attends qu’ils connaissent davantage l’implication qu’ils ont pour aider à la diffusion de ces méthodes.
Propos recueillis par Valérie Zinsou




