
Au Bénin, nous n’avons jamais été sans savoir que la vie du Cardinal Bernardin Gantin devrait s’éteindre un jour. Pourtant, nous ne nous y sommes pas vraiment préparés. Comment le pourrions-nous ? Nous n’étions pas sans savoir que le Cardinal Gantin était un personnage exceptionnel, non seulement à cause des services éminents qu’il a rendus à l’Eglise et à l’humanité, mais plus encore, à cause de ses qualités spirituelles et humaines. Pourtant, au bout des 6 ans de retraite au pays natal, « ce petit coin d’où nous sommes sortis », selon l’expression de sa tendre mère, nous avons commencé par prendre le Cardinal un peu pour acquis. Et pour le monde qui se laisse plus séduire par le vedettariat des leaders que par la qualité intérieure des autorités, le Cardinal retraité et retiré n’était un attrait que pour les grands jours de ses nombreux anniversaires.
Puis, assez soudainement, il s’éteignit. Aussitôt, quel enthousiasme pour évoquer sa mémoire ! Mais pendant combien de temps ?
Le Cardinal Gantin s’éteignit, non pas dans son petit Bénin, comme il l’avait vivement souhaité, mais en France, sur une scène internationale. Son départ de ce monde, qu’il voulait discret, devint une nouvelle mondiale. Et de toutes parts, chacun raconte le Cardinal Gantin, chacun se le remémore, le confie à Dieu et le rejoint en Dieu, comme le font tant de voix dans ce magazine spécial hors série de La Croix du Bénin. A l’écho sans cesse grandissant des témoignages, on se rend compte qu’en Dieu, hors de nos yeux de chair, il est encore plus grand, plus exceptionnel que chacun l’aurait cru. Et le Bénin, dont il dit que nul n’est plus grand que son pays, devient trop petit pour organiser ses funérailles !
La seule chose qui compte ultimement, c’est d’accepter que, après qu’il nous a tout donné, le Cardinal, retourné à Dieu, nous tourne vers Dieu pour qu’individuellement et communautairement, comme lui et à notre tour, nous soyons le meilleur de nous mêmes, en donnant le meilleur de nous-même à nos frères et soeur, en Dieu, à Dieu.
Adieu Cardinal Gantin.
A Dieu !
Abbé André S. Quenum

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Livre de Condoléances: Cardinal Bernardin GANTIN
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"Cardinal Gantin..."Zeynab
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Un grand modèle
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Une icône |
«Le chrétien a le devoir de témoigner de sa foi»
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«L’heure de Dieu est toujours la meilleure» Homélie de Mgr Vieira à la messe du 1er anniversaire du décès de Cardinal Gantin, le mercredi 13 mai 2009 à Saint Michel de Cotonou. |
Désormais «auditeur silencieux des hymnes», des mélodies presque angéliques des jeunes lévites de la tour de Saint Gall au Bénin, le Cardinal Bernardin Gantin, un an après sa disparition physique, reste toujours présent dans la vivante mémoire de l’Eglise et de la société. |
Qu’ils croissent et que je diminue |
Au moment où l’Eglise catholique du Bénin s’apprête à célébrer le premier anniversaire du rappel à Dieu du Cardinal Gantin, nous avons sélectionné pour nos lecteurs certains messages de condoléances déposés sur le site de votre journal par des internautes. |
«Mille ans sont comme un jour» mais un an est comme hier, Cardinal Gantin. La blessure de l’absence est pour nous aussi vive, compensée seulement par le fait qu’en nos cœurs, nous vous contemplons «transfiguré», comme le Seigneur au Thabor, par le reflet de sa gloire. |
Revivez les moments forts... |
L'ANNONCE...
Aujourd'hui 13 mai 2008 en la fête de Notre-Dame de Fatima, il a plu au Seigneur, le Dieu des vivants de rappeler auprès de lui, son serviteur bien-aimé, le cardinal Bernardin Gantin, doyen émérite du Sacré Collège. En effet, suite à des malaises persistants, l'équipe des médecins du cardinal a dû décider d'une évacuation sanitaire. Et le soir du jeudi 8 mai 2008, jour anniversaire de ses 86 ans, le cardinal a quitté le Bénin pour être admis le lendemain à l'hôpital Georges Pompidou à Paris en France.
Encore une fois unis dans la douleur, et toujours forts de l'espérance confions l'âme de notre cher cardinal à la miséricorde du Dieu de la résurrection.
Abbé André S. Quenum